Le Féminicide

15 Fév 2026 | Général

« Il a dit qu’il allait me tuer. »

Ce sont les mots d’Inès Mecellem, poignardée à mort par son ex-compagnon.

Un témoignage glaçant, qui illustre tragiquement le combat auquel les femmes sont encore et toujours confrontées.

Le féminicide désigne l’homicide volontaire d’une femme lorsque le crime est motivé par son sexe. En 2024, près de 50 000 femmes et filles ont été tuées dans le monde par un proche. Aux quatre coins du globe, des femmes meurent sous les coups de ces violences extrêmes.

L’installation des violences invisibles

Mais ces crimes ne surgissent jamais du jour au lendemain. Bien avant la violence physique, la violence psychologique s’installe : dénigrement, insultes, jalousie excessive, contrôle des fréquentations, surveillance des faits et gestes. Ces comportements, souvent banalisés, constituent le terreau du passage à l’acte. Le féminicide est ainsi l’aboutissement extrême d’un continuum de violences, alimenté par des rapports de domination et des stéréotypes de genre qui dévalorisent la vie et la parole des femmes.

 

Typologies du féminicide et carences institutionnelles

 

À ce jour, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime recense plusieurs formes de féminicides : les meurtres liés à des violences conjugales, les assassinats dits « pour l’honneur », les homicides ciblés dans le contexte de conflits armés, les crimes liés à la dot, les mises à mort motivées par l’orientation sexuelle, l’assassinat de femmes autochtones, ainsi que les meurtres consécutifs à des accusations de sorcellerie. 

Selon l’ONU, les régions enregistrant le plus grand nombre de crimes contre les femmes sont les Caraïbes, l’Amérique centrale et l’Afrique.

Malgré l’existence de dispositifs de protection, les plaintes des victimes sont trop souvent ignorées, et les décisions de justice restent insuffisantes ou trop clémentes. Dans certains territoires, l’accès aux aides est limité, voire inexistant. Cette impunité et le manque de réponses institutionnelles constituent une problématique majeure à laquelle les victimes, mais aussi leurs familles, doivent faire face. Trop souvent, une plainte avait été déposée, mais les mesures nécessaires n’ont pas été prises, ajoutant un nom de plus à la tragique liste des féminicides.

Selon les derniers chiffres officiels de l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple, en 2024, les femmes de 70 ans et plus représentaient 26 % des 107 victimes de féminicides, soit une augmentation de 9 points en un an.

Cette hausse rappelle que les violences conjugales et intrafamiliales touchent toutes les générations.

Aujourd’hui encore, des femmes sont battues, violées, assassinées simplement parce qu’elles sont des femmes. Le féminicide n’est pas un fait isolé : c’est le symbole d’un système qui, depuis des siècles, dévalorise la vie, la parole et l’existence des femmes. Dès lors, une question essentielle s’impose : quelles mesures sont réellement mises en place pour prévenir ces violences et garantir la protection des femmes ?

La place de la femme selon les écritures

Ces données glaçantes nous interrogent sur la place de la femme dans la parole d’Elohîm. La femme y apparaît comme le vis-à-vis de l’homme, son épouse et sa partenaire dans le mariage. Les Écritures enseignent aux maris à aimer leur femme avec le même dévouement et la même fidélité que le Mashiah (Christ) a manifestés envers l’Église. 

Éphésiens 5:25 « Les maris, aimez vos femmes, comme le Mashiah a aimé l’Assemblée, et s’est livré lui-même en faveur d’elle […] »

Et pourtant, nous constatons trop souvent des manquements. Dans le mariage, l’homme et la femme sont un seul corps et une seule âme. Et lorsque l’amour est vrai, il ne peut ni blesser ni détruire. 

Éphésiens 5:29 « car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit d’un tendre amour, comme le Seigneur le fait pour l’Assemblée, […] »

Nous prions pour les survivantes, ainsi que pour les familles des victimes de féminicide. La violence psychologique n’est pas à négliger, et il est grand temps que la justice rétablisse l’ordre et protège celles qui sont en danger.

Moins d’impunité et plus de justice.