Massacre au Soudan

10 Nov 2025 | Général, Mon prochain

Deux hommes en lutte pour le pouvoir.

Des terres riches, mais un peuple à genoux, blessé, divisé.

Une guerre civile qui ravage tout. 

Depuis le 15 avril 2023, le Soudan est plongé dans un conflit meurtrier opposant les forces de larmée nationale (SAF), dirigée par Abdel Fattah alBurhane, et la puissante milice paramilitaire Forces de soutien rapide (FSR), sous le commandement de Mohamed Hamdan Dagalo, alias « Hemedti ». Autrefois alliés, leur ambition, leur méfiance et leurs rivalités ont transformé leur coopération en une guerre ouverte pour le contrôle du pays. 

Une crise humanitaire sans précédent 

Aujourd’hui, le Soudan fait face à l’une des pires crises humanitaires de notre temps. Plus de 13 millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, dont près de 10 millions déplacées à l’intérieur du pays, et environ 25 millions souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë nécessitant une aide humanitaire d’urgence. Selon certains rapports, le conflit a déjà fait au moins 20 000 morts, probablement bien davantage. 

Le pays, vaste (1 886 068 km²), partage ses frontières avec l’Égypte, la Libye, le Tchad, l’Érythrée, l’Éthiopie, la République centrafricaine et le Soudan du Sud, et paie un tribut immense. Dans les zones de conflit, jusqu’à 70 à 80 % des hôpitaux sont hors service, laissant des millions de personnes sans accès aux soins essentiels. Parallèlement, le choléra, la dengue et le paludisme se propagent dans une population affaiblie. 

Lhorreur au quotidien 

Le 31 octobre, tandis que le monde célébrait Halloween, le Soudan sombrait dans l’horreur absolue. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, de nombreux témoignages font état de massacres, viols, exécutions sommaires, attaques contre des travailleurs humanitaires, pillages, enlèvements et déplacements forcés. Chaque jour, des civils ordinaires : hommes, femmes et enfants vivent au rythme de la peur et de la violence. 

Après dix-huit mois de siège, la situation ne cesse de se détériorer. La ville d’El-Fasher et ses habitants sont dévastés : c’est un massacre sans précédent que subissent les Soudanais. Selon NBC News, « le sang est visible depuis l’espace », comme le montre une image capturée par des satellites. 

image satellite montrant le sang des soudanais visible depuis l'espace

Image satellite fournie par Vantor montrant des bâtiments en flamme près de l’aéroport d’El-Fasher, au Soudan, le 26 octobre 2025.

une femme soudanaise fouillant les débris de son abris brûlé

UNICEF/Mohammed Jamal : Une femme fouille les restes brûlés de son abri dans un camp de déplacés au Darfour, au Soudan.

Les intérêts extérieurs 

Derrière ce drame se profilent des intérêts extérieurs : certains États du Golfe sont accusés de soutenir indirectement des milices ou dexploiter les richesses soudanaises, telles que les mines dor et les réserves pétrolières. LAfrique demeure menacée par la soif de pouvoir et dargent de certains dirigeants, tout en étant incapable de se libérer de ses chaînes.

Une humanité en crise 

Les drames se succèdent, et l’humanité semble avoir perdu toute trace d’humanisme. L’amour du prochain s’efface peu à peu, remplacé par la soif des richesses et du pouvoir. L’avidité de l’homme nous conduit vers un point de non-retour. Pourtant, Elohîm (le Créateur) nous en avait avertis :

« Et parce que la violation de la torah sera multipliée, l’amour du plus grand nombre se refroidira »

(Matthieu 24 :12). 

Nous traversons des temps éprouvants, et il nous est impossible de détourner le regard face à tant de souffrances. Notre devoir est de dénoncer les ténèbres et de prier pour les opprimés. Ce siècle exige de nous courage, compassion et persévérance. 

Que le Seigneur accorde sa grâce à ces peuples qui endurent la douleur.